Cavale

Cavale est née le 3 décembre 2018, suite à une envie partagée par deux personnes : moi, Anaïs, qui voulait rentrer vivre dans le sud “à la maison”, et mon ancien patron qui ne souhaitait pas me voir partir*.

 

J’ai depuis quelque temps cette envie de travailler à mon compte, et j’avais pas mal d’idées et de projets en tête, je n’ai donc pas bien longtemps hésité à me lancer et à lui proposer de me laisser partir pour devenir mon premier client.

 

Depuis ce jour, à l’heure où je vous écris, très peu de choses ont changé et il est encore bien tôt pour vous faire une jolie liste des gens qui m’ont fait confiance et qui ont choisi de travailler avec moi. Mais promis, il y en a ! 

Anaïs

Je suis une jeune femme de 30 ans, 31 dans quelques mois, tatouée de la croix occitane et qui, pour rien au monde, ne terminerait pas sa vie dans ce beau pays.

Initialement, je me destinais à faire Ingénieur du son. J’ai passé mon BTS Audiovisuel et je me suis rendue compte que ce n’était pas pour moi : les ingénieurs du son qui travaillent en studio n’ont pas de vie de famille et il n’y avait pas de place à prendre en radio. Je me suis donc tournée vers la communication au sens large et après ma licence Communication des organisations,  j’ai obtenu un Master 2 Marketing Sectoriel des Arts et de la Culture. Mais je n’ai pas fait tout ça d’un seul trait. De temps en temps je me suis arrêtée pour prendre du recul, réfléchir vers où j’avais réellement envie d’aller (les profs m’avaient fait peur avec le Master 2, à nous dire qu’une fois la voie choisie, on s’enfermait dans un milieu et qu’il ne fallait donc pas se tromper). Armée de mon Bafa, j’ai travaillé dans ce qu’on appelait encore les CLAE (Centre de loisirs associé à l’école). Je me suis éclatée à travailler dehors, à apprendre des choses aux enfants, à apprendre des choses d’eux, à inventer des histoires tous les jours et à tenter de comprendre leurs petits mondes pour les rassurer sur celui dans lequel ils étaient en train de rentrer.

Par la suite, une fois mon master en poche, j’ai travaillé pour une salle de concert puis pour un journal publicitaire local. C’était bien, j’ai beaucoup appris, j’ai développé des capacités et on m’a laissé prendre des décisions ce qui m’a permis de grandir professionnellement parlant, mais il me manquait tout de même quelque chose. Et un jour j’ai trouvé.

Les weekends, je partais dans la campagne tarnaise m’occuper d’une vieille jument laissée pour compte dans un bout de pâture. Et malgré le fait que personne ne s’occupait vraiment d’elle, nombreux étaient ceux qui savaient me dire que je savais pas m’en occuper. Je n’avais pas de chevaux à moi et rien qui prouvait que j’étais apte, si ce n’est mon bon sens et mon hypersensibilité (parfois un handicap dans la  vie de tous les jours, toujours un atout auprès des animaux). Mais ça ne suffisait pas.  J’ai fini par en avoir marre qu’on me dise que je ne sache pas m’en occuper parce que j’ai rien qui prouve que je sais le faire. Que je peux le faire. Comme si réagir en fonction de ce que l’on voit, de ce que l’on ressent et de ce que l’on sait ne suffisait pas. 
J’ai tout plaqué et je suis partie faire une année d’étude sur les chevaux et leurs environnements. Une année compliquée, mais bénéfique, au cours de laquelle j’ai appris que pour de nombreuses choses, j’avais raison. Loin de moi l’envie de le crier sur tous les toits et de retourner leur mettre les vérités sous le nez, mais aujourd’hui, on ne peut plus me dire que je sais pas. C’est toujours ça de pris, et ça me permet de faire ça de ma vie. De m’occuper d’elle et des autres, de prendre soin de ces animaux merveilleux, d’aider les structures qui ont besoin d’un coup de main, que ce soit en communication, en gestion de structure, en comptabilité, ou encore de main d’oeuvre.

J’ai créé Cavale pour faire les choses bien et pouvoir choisir les gens avec qui je travaille : des gens qui souhaitent faire bien, faire mieux, qui vont dans l’intérêt des chevaux et de la nature de la manière la plus seine possible.

J’espère que, vous qui me lisez, vous faites partie de ces gens-là.

Pour un aperçu détaillé de mon parcours, je vous laisse consulter la page créée à cet effet

*Mon ancien rédac’ chef se tirerait les cheveux qu’il n’a pas s’il voyait que je mets toujours une virgule avant mes “et”. Pas toujours, toujours, mais quand ça me plait. Parce que j’aime cette inspiration, ce temps de pause que cela oblige et qui met en exergue les mots qui viennent après. Alors en bon français écrit on ne le fait pas, mais vous le verrez quand même pas mal ici. Si vous êtes comme lui, pardon.